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Les diamants de synthèse

Les diamants de synthèse - L'enjeu de la traçabilité révélé

06/04/2017

L’équipe 3DESIGN a dernièrement assisté à une conférence-débat animée sur l’actualité liée aux diamants de synthèse. Conférence organisée par l’Association Suisse Romande des Métiers de la Bijouterie (ASMEBI) dont nous saluons les 2 organisateurs M. André Perrin (président) et M. Cédric Berruex (Head of Organisation & Communication).

Parmi les 230 participants tous les métiers autour du diamant étaient représentés : bijoutiers, sertisseurs, horlogers, diamantaires, négociants, acheteurs, créateurs ou constructeurs. Les conférenciers : des organisations internationales, des laboratoires prestigieux, de grandes maisons Joaillières et Horlogères, venus d’Europe, Amérique et Asie.

 

Nous apprenons que le diamant de synthèse, aussi appelé diamant de culture ou « carbonite » peut exister sous toute forme, toute couleur et toute taille de pierre … « il est produit à partir de différentes techniques physiques et chimiques, c’est une reproduction industrielle du diamant dit « naturel » qui résulte lui d’un miracle naturel, d’une activité volcanique et non pas d’une composition moléculaire » précise M.Lieberherr, CEO de la Diamond Producers Association. Association qui veille à favoriser les meilleures pratiques à long terme dans l’industrie et à protéger l’intégrité de la pierre précieuse.

 

Avec un rapport de prix moyen de 1 à 3 entre les 2 types de diamants, et dont l’écart ne cesse de s’accroitre, l’attraction vers le diamant de synthèse est grandissante et dérange les professions de la Joaillerie mais intéresse fortement l’industrie, notamment pour la fabrication d’outils.

 

La DPA, une alliance de 7 sociétés producteurs de diamants couvrant 70% de la production mondiale de diamant (soit 125 millions de carats !)  a ainsi souligné le principal problème qui demeure : Comment est-il possible de différencier les diamants naturels des synthèses 

 

Le représentant de la De Beers (Dr Martineau, Head of Physics), a justement souligné le rôle accru des technologies pour détecter ces nouveaux diamants via de nouvelles générations de machines, mais aussi pour leur apporter une traçabilité, le tout contribuant ainsi à développer la confiance dans le commerce de diamants (« DeBeeers consumers’ confidence program »). Précisons que la firme Sud-Africaine connue pour sa position dominante d’exploitation minière et commerce mondial de diamants, développe également une activité de production de diamants de synthèse via sa société « élément 6 ».

Parmi les conférenciers, étaient présents au débat des représentants du GIA (Gemological Institute of America). le GIA délivre des certificats pour les Diamants de synthèse afin de les identifier. Egalement des représentants du RJ (Responsibe Jewellery council), de l’UFBJOP (Union Française de la Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie des Pierres et Perles), de la Société Suisse de Gemmologie, le Ziemer Group, un fabricant de diamants de culture en Suisse, dont le CEO M.Ziemer a très justement mis en avant les arguments écologistes avec l’impact des extractions minières sur l’environnement et les hommes (blood diamond...).

 

4 heures d’intervention et de débats autour d’un sujet brûlant qui ne manquera pas de faire couler l’encre dans les mois et années à venir, d’autant plus que la question des normes internationales régissant ce marché est restée plutôt flou…

 

Merci à l’ASMEBI pour cette brillante organisation :)

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